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Présentation
Le volume regroupe trois œuvres majeures
: Abû Ya’qûb Sejestânî, Le Livre des sources
IVe / Xe
siècle ; Al-Hosayn ibn
’Ali, Cosmogonie et eschatologie
VIIe / XIIIe
siècle ; Mahmûd Shabestarî, Symboles choisis de la roseraie du
mystère
VIIIe / XIVe siècle,
traduites de l’arabe et du persan, commentées par Henry Corbin.
Introuvable depuis sa parution initiale à Téhéran en 1961, il reste un
ouvrage de référence inégalé. Le shî’isme
ismaélien a joué un rôle historique majeur en islam : c’est la
doctrine des Fatimides d’Égypte
(Xe-XIe
siècle), celle des fidèles de l’imâm Nizar qui vécurent en 1164, en Iran,
la proclamation de la « Grande résurrection d’Alamût ».
L’ismaélisme est ainsi devenu une tradition de pensée où la philosophie et
l’espérance gnostique se sont conjointes aux formes spirituelles de
l’Homme Parfait. C’est aussi l’un des foyers générateurs du néoplatonisme
oriental. L’imâm, cette figure centrale
du shî’isme, peut-il être la forme humaine de Dieu ? Peut-il exercer
son pouvoir dans l’histoire ? Henry Corbin, par son exégèse de
l’ismaélisme, nous reconduit à l’une de nos interrogations
fondamentales : quel sens y a-t-il à penser la révélation de Dieu
dans l’homme ? |